2°) Un nouveau modèle français face au défi de la puissance mondiale

Proximité culturelle, linguistique et humaine (diasporas) unique, la France dispose d'un avantage comparatif que la Chine et les autres pays ne possèderont jamais. Le projet EUAS piloté par le cabinet JSF, place donc la France au cœur d’une alliance économique stratégique avec l’Italie, les Etats Unis d’Amérique, l’Allemagne et la Grande Bretagne pour réussir à industrialiser la région. Depuis 20 ans, les parts de marché françaises en Afrique se sont effondrées au profit de Pékin mais nous pourrions favoriser une inversion de cette courbe du déclin commercial.
Au regard d’un projet qui permettra enfin de développer l’Afrique subsaharienne et de produire des effets positifs sur la croissance française ainsi que d’un budget global d’APD (Aide publique au développement) qui approchait 12 à 15 milliards d’euros au cours des dernières années mais aussi de l’objectif de 50 milliards d’euros de levées de fonds annuelles sur les marchés, la contribution annuelle d’1.7 milliard d'euros demandée à la France, peut être considérée comme très modeste.
Les 100 zones industrielles modernes et sécurisées pourraient à terme, devenir des territoires d'excellence où le savoir-faire français (normes, qualité, ingénierie) redeviendrait une référence, face à des produits chinois souvent jetables. La domination économique chinoise impose, à terme, ses normes et ses modes de pensée. En réinvestissant massivement via le projet EUAS, la France consolide l'espace francophone comme une zone de prospérité commune.
Par ailleurs, le "Fonds Collectivité Nationale" permettra de financer une réindustrialisation en France. Le couplage EUAS / Fonds Collectivité Nationale permettra de créer des chaînes de valeur circulaires. Cet écosystème transatlantique favoriserait la montée en gamme de PME et ETI françaises. La filière intégrée protègera ainsi l'emploi industriel sur le sol français.
La France dépense des sommes colossales en politiques d'intégration. Le projet EUAS propose de traiter le problème à la source, non pas par la charité, mais par la création de valeur. La pression migratoire est le reflet d'un désespoir industriel en Afrique. En offrant une alternative concrète au dumping chinois qui détruit les métiers locaux, la France redonne une raison à la jeunesse africaine de bâtir son avenir sur son continent. D’autre part, un Africain qui travaille dans une zone industrielle pilotée par des standards français est un consommateur potentiel de produits français.
Le projet JSF / EUAS est d’intérêt général et offre la possibilité à l’Etat français de participer à un programme qui permettra peut-être de déjouer la prévision d’une crise humanitaire et migratoire qui pousserait plusieurs millions ou dizaines de millions de subsahariens souvent francophones mais pas seulement, à s’installer sur le sol français.
Le fonds USSA offre de surcroit l’opportunité à la France d’économiser chaque année plusieurs milliards d’euros d’argent public aujourd’hui dépensés dans les politiques d’aide publique en développement le plus souvent inefficientes. Ces capitaux qui participeront au projet plus structuré d’industrialisation de l’Afrique subsaharienne, seraient préservés et obtiendraient une rémunération annuelle de 7 %.
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