Fonds d’investissement EUAS - USSA Fund

Le fonds d’investissement dédié au programme pour l’industrialisation de l’Afrique subsaharienne en moins de 20 ans servira, à moyen et long terme, une rémunération des capitaux qui certes, ne rivalisera peut-être pas avec celle des produits financiers les plus performants mais permettra en revanche aux investisseurs institutionnels et privés d’afficher une dimension ESG crédible et de plus en plus recherchée dans les portefeuilles d’investissement mondiaux tout en préservant leurs investissements dans un fonds à la gestion sérieuse et prudente.
L’objectif de 50 milliards d’euros par an pour industrialiser une Afrique subsaharienne qui compte une population d’1.3 milliard d’habitants et bientôt 2 milliards, apparait raisonnable si l’on considère également que les marchés financiers affichent 140 000 Mrds de dollars d’actifs sous gestion.
Aujourd’hui l’immense majorité des fonds publics consacrés à l’Afrique subsaharienne sont versés sous forme de subventions ou à fonds perdus. Aussi la préservation et la rémunération de leurs capitaux pourrait séduire de potentiels investisseurs publics dont institutions de financement du développement ou IFD (Banque Mondiale, Banque européenne pour la reconstruction et le développement, Banque africaine de développement etc.), Organismes des Nations Unies (ONU) dont organismes de développement et d’aide des Nations Unies, organismes d’aide bilatérale (agences d’aide au développement), institutions de financement du développement ou IFD (Banque européenne d’investissement, Société financière internationale, U.S. Development Finance Corporation etc.).
D’autre part, les actifs gérés par les institutions publiques africaines ont atteint en 2025 un niveau record approchant les 1 000 milliards de dollars. La dotation annuelle mondiale d’aide publique au développement (APD) bilatérale et multilatérale fournie par les 32 pays du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE, dépasse ou approche 200 Mrds USD par an. Faute de projet structuré global à l’échelle de la région, les institutions internationales et les politiques de développement n’ont pas rempli leur rôle en matière d’industrialisation et de modernisation de l’Afrique subsaharienne malgré une dépense de 2 000 Mrds € en 6 décennies mais ceux-ci ne pourront guère se dérober envers ce projet qui sera plébiscité par populations et diasporas africaines.
Ainsi que démontré, les capitaux potentiellement mobilisables sont abondants, seul manquait un projet rassembleur et crédible tel que EUAS/USSA. Une part infime de ces capitaux privés et publics, pourrait permettre d’atteindre l’objectif annuel de 50 milliards d’euros d’investissements dans le fonds du programme pour l’industrialisation de l’Afrique subsaharienne. Pour concilier rentabilité financière et développement structurel ou industriel différé, notre méthode d’investissement et de péréquation intra‑portefeuille consiste à investir sur des placements à haut rendement même extérieurs au projet (fonds sectoriels ou ETF spécialisés dans la cybersécurité, l’intelligence artificielle et robotique, les infrastructures critiques, la santé/biotechnologies, l’économie numérique ou les énergies) tout en tenant compte de leur volatilité pour limiter les risques et garantir un taux intéressant même lorsque l’industrialisation africaine n’en sera qu’à ses débuts et ne pourra produire d’intérêts.
Nous devrons donc lever environ 1 600 milliards d’euros sur les marchés pour lisser les montants sur deux décennies. Ce dimensionnement laissera le temps aux industries manufacturières africaines de produire leurs premiers résultats, de rembourser leurs prêts bancaires et de s'acquitter de leurs loyers dans les zones industrielles. Les entreprises européennes ou américaines installées, assumeront ces charges plus rapidement, assurant ainsi néanmoins un certain volume de flux de trésorerie.
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